7 élus, 61.1M€ de marchés publics, 4 croisements détectés entre intérêts privés et argent public. Plongée dans les données du Corse-du-Sud.

Le Corse-du-Sud en chiffres

Le Corse-du-Sud (2A) compte 7 responsables publics soumis à des obligations de transparence. Ces élus — maires, conseillers départementaux et régionaux, parlementaires — sont les gestionnaires de l'argent public de ce territoire.

Sur la période analysée, 7 contrats publics ont été attribués dans le département, pour un montant cumulé de 61.1M€. Ces marchés — travaux, fournitures, services — sont financés par l'impôt. Chaque euro dépensé devrait être traçable.

6 entreprises distinctes se partagent ces contrats publics. La question centrale : cette répartition est-elle équitable, ou certains acteurs bénéficient-ils d'un accès privilégié ?

Le score de cohérence moyen des élus du Corse-du-Sud (77/100) est supérieur à la moyenne nationale (59/100), ce qui place ce département parmi les mieux positionnés en matière de transparence.

Chiffres clés

7Élus déclarantssur 6667 au national
7Marchés publics61.1M€ cumulés
6Entreprises attributairesprestataires distincts
4Croisements détectésliens élu ↔ entreprise ↔ marché
73/100Score de concentrationdiversité des attributaires

Concentration des marchés publics

Le score de concentration des marchés du Corse-du-Sud s'établit à 73/100. Cela indique une concentration modérée : quelques entreprises obtiennent une part notable des contrats, sans que cela ne constitue une anomalie flagrante.

L'entreprise la plus présente, MARIE CHIARONI (SIREN 324656123), totalise 2 contrats pour 24M€. Cela représente environ 39% du volume total des marchés du département.

Les trois premiers attributaires (MARIE CHIARONI, RAFFALLI TRAVAUX PUBLICS, AGOSTINI G ET CIE) cumulent 4 contrats pour 48M€, soit environ 79% du total départemental.

Le score de concentration est calculé à partir de l'indice de Herfindahl-Hirschman (HHI), qui mesure la répartition des parts de marché entre les entreprises attributaires. Un score de 100 signifie une répartition parfaitement équitable ; un score proche de 0 signifie qu'une seule entreprise capte tout.

Transparence déclarative des élus

Sur les 7 élus du Corse-du-Sud référencés par VigiCité, 7 ont au moins une déclaration enregistrée à la HATVP.

0 (0%) ont une déclaration de patrimoine accessible, et 4 (57%) ont une déclaration d'intérêts. La déclaration de patrimoine est la plus sensible : elle liste les biens immobiliers, comptes bancaires, et participations financières de l'élu.

La déclaration la plus récente dans le département date du 2026-03-31.

Le score moyen de transparence déclarative du département est de 55/100. Ce score prend en compte la complétude des déclarations, leur ancienneté, et la disponibilité des données en format ouvert (XML).

Densité du réseau élu-entreprises

L'analyse des réseaux de relations entre élus et entreprises dans le Corse-du-Sud révèle des profils à densité variable. Un élu avec de nombreuses relations détectées n'est pas nécessairement en situation irrégulière — il peut s'agir d'un entrepreneur élu, ou d'un responsable de collectivité importante. Ce qui compte, c'est la cohérence entre ce qui est déclaré et ce qui est détecté.

Jean-Christophe ANGELINI (Président de la communauté de communes du Sud Corse) : 5 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

En moyenne, les élus les plus connectés du département ont 5 relations détectées.

Profils les plus significatifs

ÉluFonctionScore
Jean-Christophe ANGELINIPrésident de la communauté de communes du Sud Corse65/100
Ange-François LEANDRIPrésident de la communauté de communes du Sartenais Valinco Taravo76/100
Pierre MARCELLESIPrésident de la communauté de communes de l'Alta Rocca76/100
Stéphane SBRAGGIAMaire d'Ajaccio76/100
Jean-Jacques PANUNZISénateur de la Corse-du-Sud79/100
Paul-André COLOMBANIDéputé de la Corse-du-Sud88/100

Principaux attributaires de marchés

Sources, méthodologie et limites

Sources utilisées :

HATVP : déclarations de patrimoine et d'intérêts des responsables publics, mises à jour en continu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

DECP — data.gouv.fr : données essentielles de la commande publique, publiées par les acheteurs publics conformément à l'article 107 du décret n°2016-360.

API recherche-entreprises : données SIRENE de l'INSEE pour l'identification des entreprises.

Méthodologie de croisement :

Un croisement est détecté lorsqu'un élu déclare des participations financières dans une entreprise (via sa déclaration HATVP), et que cette même entreprise apparaît comme attributaire de marchés publics dans le département d'exercice de l'élu. Le rapprochement est effectué par numéro SIREN (identifiant unique INSEE), ce qui élimine les homonymies.

Scores de cohérence :

Chaque élu reçoit un score sur quatre dimensions (cohérence patrimoine, concentration marchés, densité réseau, transparence déclarative) dont la méthodologie complète est disponible sur la page Méthodologie. Un score bas n'est pas un jugement : c'est un signal qui mérite vérification.

Toutes les données sont publiques, toutes les analyses sont reproductibles, et le code source de VigiCité est ouvert sous licence AGPL-3.0.