36 élus, 223.2M€ de marchés publics, 13 croisements détectés entre intérêts privés et argent public. Plongée dans les données du Loir-et-Cher.

Le Loir-et-Cher en chiffres

Le Loir-et-Cher (41) compte 36 responsables publics soumis à des obligations de transparence. Ces élus — maires, conseillers départementaux et régionaux, parlementaires — sont les gestionnaires de l'argent public de ce territoire.

Sur la période analysée, 310 contrats publics ont été attribués dans le département, pour un montant cumulé de 223.2M€. Ces marchés — travaux, fournitures, services — sont financés par l'impôt. Chaque euro dépensé devrait être traçable.

204 entreprises distinctes se partagent ces contrats publics. La question centrale : cette répartition est-elle équitable, ou certains acteurs bénéficient-ils d'un accès privilégié ?

Le score de cohérence moyen des élus du Loir-et-Cher (48/100) est significativement inférieur à la moyenne nationale (59/100). Cet écart de 11 points mérite attention.

Chiffres clés

36Élus déclarantssur 6667 au national
310Marchés publics223.2M€ cumulés
204Entreprises attributairesprestataires distincts
13Croisements détectésliens élu ↔ entreprise ↔ marché
64/100Score de concentrationdiversité des attributaires

Concentration des marchés publics

Le score de concentration des marchés du Loir-et-Cher s'établit à 64/100. Cela indique une concentration modérée : quelques entreprises obtiennent une part notable des contrats, sans que cela ne constitue une anomalie flagrante.

L'entreprise la plus présente, ELECTRICITE DE FRANCE (SIREN 552081317), totalise 21 contrats pour 23.1M€. Cela représente environ 10% du volume total des marchés du département.

Les trois premiers attributaires (ELECTRICITE DE FRANCE, INSTITUT DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE DE LA REGION ACADEMIQUE CENTRE-VAL DE LOIRE, COLAS FRANCE) cumulent 33 contrats pour 81.7M€, soit environ 37% du total départemental.

Le score de concentration est calculé à partir de l'indice de Herfindahl-Hirschman (HHI), qui mesure la répartition des parts de marché entre les entreprises attributaires. Un score de 100 signifie une répartition parfaitement équitable ; un score proche de 0 signifie qu'une seule entreprise capte tout.

Transparence déclarative des élus

Sur les 36 élus du Loir-et-Cher référencés par VigiCité, 36 ont au moins une déclaration enregistrée à la HATVP.

0 (0%) ont une déclaration de patrimoine accessible, et 31 (86%) ont une déclaration d'intérêts. La déclaration de patrimoine est la plus sensible : elle liste les biens immobiliers, comptes bancaires, et participations financières de l'élu.

La déclaration la plus récente dans le département date du 2026-02-04.

Le score moyen de transparence déclarative du département est de 45/100. Ce score prend en compte la complétude des déclarations, leur ancienneté, et la disponibilité des données en format ouvert (XML).

Densité du réseau élu-entreprises

L'analyse des réseaux de relations entre élus et entreprises dans le Loir-et-Cher révèle des profils à densité variable. Un élu avec de nombreuses relations détectées n'est pas nécessairement en situation irrégulière — il peut s'agir d'un entrepreneur élu, ou d'un responsable de collectivité importante. Ce qui compte, c'est la cohérence entre ce qui est déclaré et ce qui est détecté.

Jean-Luc BRAULT (Sénateur de Loir-et-Cher) : 57 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Marc FESNEAU (Député de Loir-et-Cher) : 53 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Catherine LHERITIER (Vice-Présidente du conseil départemental de Loir-et-Cher) : 52 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Claire FOUCHER-MAUPETIT (Vice-Présidente du conseil départemental de Loir-et-Cher) : 52 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Maryse PERSILLARD (Conseillère départementale de Loir-et-Cher) : 52 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

En moyenne, les élus les plus connectés du département ont 52 relations détectées.

Profils les plus significatifs

ÉluFonctionScore
Catherine LHERITIERVice-Présidente du conseil départemental de Loir-et-Cher48/100
Claire FOUCHER-MAUPETITVice-Présidente du conseil départemental de Loir-et-Cher48/100
Pascal HUGUETPrésident de la communauté de communes Beauce Val de Loire48/100
Corinne GARCIAVice-Présidente de la communauté d'agglomération Blois-Agglopolys48/100
Florence DOUCETVice-Présidente du conseil départemental de Loir-et-Cher48/100
Françoise BAILLYVice-Présidente de la communauté d'agglomération Blois-Agglopolys48/100
François FROMETVice-Président de la communauté d'agglomération Blois-Agglopolys48/100
Jeanny LORGEOUXPrésident de la communauté de communes du Romorantinais et du Monestois48/100
Marc GRICOURTVice-Président du conseil régional du Centre-Val de Loire48/100
Nicolas ORGELETVice-Président de la communauté d'agglomération Blois-Agglopolys48/100

Principaux attributaires de marchés

Sources, méthodologie et limites

Sources utilisées :

HATVP : déclarations de patrimoine et d'intérêts des responsables publics, mises à jour en continu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

DECP — data.gouv.fr : données essentielles de la commande publique, publiées par les acheteurs publics conformément à l'article 107 du décret n°2016-360.

API recherche-entreprises : données SIRENE de l'INSEE pour l'identification des entreprises.

Méthodologie de croisement :

Un croisement est détecté lorsqu'un élu déclare des participations financières dans une entreprise (via sa déclaration HATVP), et que cette même entreprise apparaît comme attributaire de marchés publics dans le département d'exercice de l'élu. Le rapprochement est effectué par numéro SIREN (identifiant unique INSEE), ce qui élimine les homonymies.

Scores de cohérence :

Chaque élu reçoit un score sur quatre dimensions (cohérence patrimoine, concentration marchés, densité réseau, transparence déclarative) dont la méthodologie complète est disponible sur la page Méthodologie. Un score bas n'est pas un jugement : c'est un signal qui mérite vérification.

Toutes les données sont publiques, toutes les analyses sont reproductibles, et le code source de VigiCité est ouvert sous licence AGPL-3.0.