41 élus, 136.7M€ de marchés publics, 4 croisements détectés entre intérêts privés et argent public. Plongée dans les données du Corrèze.

Le Corrèze en chiffres

Le Corrèze (19) compte 41 responsables publics soumis à des obligations de transparence. Ces élus — maires, conseillers départementaux et régionaux, parlementaires — sont les gestionnaires de l'argent public de ce territoire.

Sur la période analysée, 233 contrats publics ont été attribués dans le département, pour un montant cumulé de 136.7M€. Ces marchés — travaux, fournitures, services — sont financés par l'impôt. Chaque euro dépensé devrait être traçable.

168 entreprises distinctes se partagent ces contrats publics. La question centrale : cette répartition est-elle équitable, ou certains acteurs bénéficient-ils d'un accès privilégié ?

Le score de cohérence moyen des élus du département (56/100) est proche de la moyenne nationale (59/100).

Chiffres clés

41Élus déclarantssur 6667 au national
233Marchés publics136.7M€ cumulés
168Entreprises attributairesprestataires distincts
4Croisements détectésliens élu ↔ entreprise ↔ marché
84/100Score de concentrationdiversité des attributaires

Concentration des marchés publics

Avec un score de concentration de 84/100, le Corrèze présente une bonne diversité dans l'attribution de ses marchés publics. Les contrats sont répartis entre un nombre significatif d'entreprises, ce qui est un indicateur positif de concurrence.

Les trois premiers attributaires (EUROVIA POITOU CHARENTES LIMOUSIN, FERNANDES ET FILS, AUVERGNE BETONS SPECIAUX) cumulent 19 contrats pour 4.7M€, soit environ 3% du total départemental.

Le score de concentration est calculé à partir de l'indice de Herfindahl-Hirschman (HHI), qui mesure la répartition des parts de marché entre les entreprises attributaires. Un score de 100 signifie une répartition parfaitement équitable ; un score proche de 0 signifie qu'une seule entreprise capte tout.

Transparence déclarative des élus

Sur les 41 élus du Corrèze référencés par VigiCité, 41 ont au moins une déclaration enregistrée à la HATVP.

0 (0%) ont une déclaration de patrimoine accessible, et 37 (90%) ont une déclaration d'intérêts. La déclaration de patrimoine est la plus sensible : elle liste les biens immobiliers, comptes bancaires, et participations financières de l'élu.

La déclaration la plus récente dans le département date du 2026-02-05.

Le score moyen de transparence déclarative du département est de 41/100. Ce score prend en compte la complétude des déclarations, leur ancienneté, et la disponibilité des données en format ouvert (XML).

Densité du réseau élu-entreprises

L'analyse des réseaux de relations entre élus et entreprises dans le Corrèze révèle des profils à densité variable. Un élu avec de nombreuses relations détectées n'est pas nécessairement en situation irrégulière — il peut s'agir d'un entrepreneur élu, ou d'un responsable de collectivité importante. Ce qui compte, c'est la cohérence entre ce qui est déclaré et ce qui est détecté.

Alain SIMONET (Président de la communauté de communes Midi Corrézien) : 43 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Ghislaine DUBOST (Conseillère départementale de la Corrèze) : 43 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Laurent DARTHOU (Vice-Président de la communauté d'agglomération du Bassin de Brive) : 43 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Valérie TAURISSON (Vice-Présidente du conseil départemental de la Corrèze) : 43 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Agnès AUDEGUIL (Conseillère départementale de la Corrèze) : 42 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

En moyenne, les élus les plus connectés du département ont 42 relations détectées.

Profils les plus significatifs

ÉluFonctionScore
Ghislaine DUBOSTConseillère départementale de la Corrèze56/100
Laurent DARTHOUVice-Président de la communauté d'agglomération du Bassin de Brive56/100
Christian PRADAYROLVice-Président de la communauté d'agglomération du Bassin de Brive56/100
Christophe PETITVice-Président du conseil départemental de la Corrèze56/100
Francis COMBYVice-Président du conseil départemental de la Corrèze56/100
Franck PEYRETVice-Président du conseil départemental de la Corrèze56/100
Frédéric SOULIERPrésident de la communauté d'agglomération du Bassin de Brive56/100
Gérard SOLERVice-Président de la communauté d'agglomération du Bassin de Brive56/100
Hélène ROMEVice-Présidente du conseil départemental de la Corrèze56/100
Isabelle DAVIDVice-Présidente de la communauté d'agglomération du Bassin de Brive56/100

Principaux attributaires de marchés

EntrepriseMarchésTotal
EUROVIA POITOU CHARENTES LIMOUSIN102.7M€
FERNANDES ET FILS51.4M€
AUVERGNE BETONS SPECIAUX4660K€
FUEL 1942.1M€
EQUIP'FROID3450K€
SYSCO FRANCE SAS3280K€
BERGEVAL ELECTRICITE3193K€
DEVAUD TP35.5M€
TRADI'WOOD CHARPENTE3199K€
PIGNOT TP31.3M€

Sources, méthodologie et limites

Sources utilisées :

HATVP : déclarations de patrimoine et d'intérêts des responsables publics, mises à jour en continu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

DECP — data.gouv.fr : données essentielles de la commande publique, publiées par les acheteurs publics conformément à l'article 107 du décret n°2016-360.

API recherche-entreprises : données SIRENE de l'INSEE pour l'identification des entreprises.

Méthodologie de croisement :

Un croisement est détecté lorsqu'un élu déclare des participations financières dans une entreprise (via sa déclaration HATVP), et que cette même entreprise apparaît comme attributaire de marchés publics dans le département d'exercice de l'élu. Le rapprochement est effectué par numéro SIREN (identifiant unique INSEE), ce qui élimine les homonymies.

Scores de cohérence :

Chaque élu reçoit un score sur quatre dimensions (cohérence patrimoine, concentration marchés, densité réseau, transparence déclarative) dont la méthodologie complète est disponible sur la page Méthodologie. Un score bas n'est pas un jugement : c'est un signal qui mérite vérification.

Toutes les données sont publiques, toutes les analyses sont reproductibles, et le code source de VigiCité est ouvert sous licence AGPL-3.0.